Paul Éluard

Parfait

Capitale de la douleur

Un miracle de sable fin

Transperce les feuilles les fleurs

Éclôt dans les fruits

Et comble les ombres.

 

Tout est enfin divisé

Tout se déforme et se perd

Tout se brise et disparaît

La mort sans conséquences.

 

Enfin

La lumière n'a plus la nature

Ventilateur gourmand étoile de chaleur

Elle abandonne les couleurs

Elle abandonne son visage

 

Aveugle silencieuse

Elle est partout semblable et vide.