Alphonse de Lamartine
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Voilà la place vide où ma mère à toute heure
Au plus léger soupir sortait de sa demeure,
Et, nous faisant porter ou la laine ou le pain,
Revêtait l’indigence ou nourrissait la faim ;
Voilà les toits de chaume où sa main attentive
Versait sur la blessure ou le miel ou l’olive,
Ouvrait près du chevet des vieillards expirants
Ce livre où l’espérance est permise aux mourants
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