Louise-Victorine Ackermann

Ô Nature ! bientôt, sous le nom d’industrie

Ô Nature ! bientôt, sous le nom d’industrie,

Tu vas tout envahir, tu vas tout absorber.

Le poète navré s’indigne et se récrie :

« Quoi ! sous ce joug brutal il faudra nous courber ?

Non, tant que la beauté dominera l’argile,

Dans le conflit sacré, c’est nous qui l’emportons.

Comme le bras, la voix a sa tâche virile ;

À chacun son essor : travaillez ! nous chantons. »