Rosemonde Gérard
Les Pipeaux
Approchant d’octobre, les soirs
Ont des brumes sentimentales
Qui promènent leurs robes pâles
Là-bas, au fond des bois tristes, sur les dormoirs.
Plus de vieux qui vienne s’asseoir
Contre la porte, sur les dalles ;
Les cri-cris ont tu leurs crotales…
Seul le martinet dit son déchirant bonsoir.
Adieu la saison qui verdoie !
Malgré des couchants radieux
Où l’esquif du soleil se noie
Dans l’or d’inoubliables cieux,
Le front redevient soucieux :
Et malgré soi l’on songe à l’âtre qui flamboie.