Iwan Gilkin

En wagon

Un triste enfant se meurt de voir

Du coin du wagon qui l’exile,

Fuir, fuir l’inexorable file

Des paysages dans le soir.

 

Site élu d’un poignant vouloir.

Palpite un Éden qui rutile…

Passé ! Mon extase inutile

Sombre dans l’ombre sans espoir.

 

Quel crime pourrait, quel courage,

Arrêter le brutal voyage

Qui nous voue aux forts inconnus,

 

Quand l’heure décevante abdique

Les chers paradis entrevus

Par l’étroit carreau tantalique ?