Adolphe Hardy
Fermant les yeux pour mieux rêver, à ma fenêtre,
Je savoure une odeur de thym qui me pénètre...
Et voilà qu’un vieux bourg d’Ardenne m’apparaît
Avec mes souvenirs d’enfance, la forêt,
La tour de pierre grise où bat le cœur des cloches,
Le presbytère, aux murs fleuris d’aristoloches,
Les chars que des bœufs lourds traînent, à pas très lents,
Sous l’azur des ciels d’août tachés de cerfs-volants,
Et je crois voir, au loin, luire un clair feu de pâtre,
Au flanc de la colline, en la brume bleuâtre...