Germain Nouveau

J’entrais chez le marchand de meubles

J’entrais chez le marchand de meubles, et là, triste,

(Savez-vous la chanson du petit Ébéniste ?)

j’allais, lui choisissant une chose à ses goûts,

C’est vers toi que je vins, Canapé-Lit-Leroux.

J’observai le ressort, me disant que cet homme

fit une chose utile, étant donné le somme.

J’appréciai le tout d’un mot technique et fin ;

si bien que le marchand, ému, me tend sa main

honnête, et dit : « Monsieur fabrique aussi sans doute ? »

Douce parole et qu’en mon cœur je grave toute.