Iwan Gilkin

Hymne

Mon passé, je le vois dans tes yeux souriants,

Dans ta bouche de rose où l’amour rit d’éclore,

Dans ta joue aux fraîcheurs d’aurore

Et dans tes blonds cheveux où voltigent encore

Mille essaims de baisers friands.

 

Mon passé t’asseyait souvent sur ses genoux,

Riait à ton cher rire et demandait tes lèvres.

Nos chants, nos rêves et nos fièvres

Bondissaient à l’envi comme de jeunes chèvres,

Dans nos sentiers joyeux et fous.

 

Mon présent est encore ivre de ta beauté,

De ta chaude tendresse et des pensers sublimes

Qui bercent au bord des abîmes

Nos deux cœurs palpitants sur les plus hautes cimes

De l’art et de la volupté.