Albert Samain
Au Jardin de l'infante
De vers de soirs d’amour énervés de verveine,
Où l’âme sente, exquise, une caresse à peine,
Et qui au long des nerfs baignés d’ondes câlines
Meurent à l’infini en pâmoisons félines,
Comme un parfum dissous parmi des tiédeurs closes,
Violes d’or, et pianissim’amorose…
Je rêve de vers doux mourant comme des roses.