Eudore Évanturel

Ressemblance

Premières poésies

Moi, je sais à qui tu ressembles,

Quand tu rouvres tes grands yeux bleus ;

Moi, je sais à qui tu ressembles,

Ma belle fée aux longs cheveux.

 

Tu ressembles à la Madone

Riant à l’angle du chemin ;

Tu ressembles à la Madone,

Avec ton rire de carmin.

 

Et puis, beaucoup à Notre-Dame,

À Notre-Dame aux sept douleurs ;

Et puis, beaucoup à Notre-Dame,

Quand tu rouvres tes yeux en pleurs.

 

Moi, je sais à qui tu ressembles,

Ma belle fée aux longs cheveux ;

Moi, je sais à qui tu ressembles,

Quand tu fermes tes grands yeux bleus.